Dr Lansana Gagny SAKHO
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Economie

3 articles

SENELEC : la réforme qui change tout pour que rien ne change
Economie 4 octobre 2026

SENELEC : la réforme qui change tout pour que rien ne change

Depuis 1999, le Sénégal paie l'électricité 28 à 40 % plus cher que la Côte d'Ivoire — conséquence directe d'une privatisation partiellement engagée puis abandonnée en dix-huit mois. Le modèle ivoirien (CIE/ERANOVE depuis 1990, 87 % d'électrification, zéro délestage) et le modèle Sen'Eau sénégalais (PPP eau depuis 1996, référence africaine) démontrent pourtant que la réforme fonctionne lorsque la volonté institutionnelle tient dans la durée. La filialisation annoncée en 2026 est une réorganisation, pas une réforme : SENELEC reste entièrement publique. Sans partenaire privé apportant capitaux et compétence opérationnelle, la stratégie gas to power restera vulnérable. L'enjeu est l'emploi de 60 % d'une population de moins de 25 ans. Le temps des consensus est venu.

Patriotisme et souveraineté : Ces mots qui sont les maux du Sénégal
Economie 18 juillet 2026

Patriotisme et souveraineté : Ces mots qui sont les maux du Sénégal

Au Sénégal, les notions de souveraineté et de patriotisme sont trop souvent des slogans qui remplacent l’action. Cette rhétorique a retardé des réformes, protégé des entreprises publiques non performantes et masqué l’urgence économique, alors que la dette explose. Le vrai patriotisme consiste à produire, transformer et performer, comme l’ont fait la Corée du Sud, le Vietnam ou l’Indonésie. Le Sénégal ne deviendra souverain que lorsqu’il démontrera sa capacité à créer de la valeur, non lorsqu’il le proclame.

Senegal - FMI : l'heure de la décision
Economie 4 juin 2026

Senegal - FMI : l'heure de la décision

L’article explique que le Sénégal se trouve à un tournant critique : signer avec le FMI n’est plus un choix politique, mais une nécessité pour stabiliser l’économie et restaurer la confiance. Il rappelle que la dette actuelle n’est pas un accident, mais le résultat d’années de gouvernance défaillante : opacité, passifs cachés, subventions mal ciblées et projets peu rentables. Le texte insiste aussi sur l’urgence de reprendre en main le secteur parapublic, devenu trop coûteux et inefficace. Toutes les entités qui n’apportent pas de valeur ajoutée doivent être réformées, fusionnées ou supprimées. La conclusion est claire : sans rigueur, transparence et responsabilité, aucune réforme ne sera durable. Le Sénégal doit combiner programme FMI, réforme des subventions et transformation profonde de la gouvernance publique.