
L'affaire Akile révèle une pathologie profonde de la SENELEC : quand la gouvernance est opaque, le syndicat comble le vide institutionnel. À la SENEAU, un acte identique — l'acquisition de compteurs — s'est déroulé sans polémique, car les procédures sont claires et chacun connaît son rôle. Cette comparaison démontre que la filialisation ne résout rien : on ne transforme pas le plomb en or en le découpant en trois morceaux. Seule la privatisation, intelligemment conduite avec un régulateur fort et des garanties sociales, peut imposer la discipline de marché qui rendra à la SENELEC une gouvernance sérieuse et durable.