
Le débat entre Afrique francophone et Afrique anglophone est une illusion. Les différences économiques ne viennent pas de la langue, mais de la qualité de la gouvernance. Les pays les plus pauvres du continent se trouvent dans les deux blocs, preuve que le clivage linguistique n’a aucun sens. Le Cap‑Vert, pays lusophone, incarne cette vérité : sa stabilité et sa transparence démontrent que la réussite dépend de la lutte contre la corruption, véritable mal qui mine les institutions africaines. En Afrique, la frontière réelle n’est pas linguistique : elle est morale et institutionnelle.