
L’idée d’un secteur privé naturellement plus performant est trompeuse. Les dérives observées dans le parapublic sénégalais montrent que des acteurs issus du privé ont failli non par incompétence, mais parce qu’ils ont évolué dans un cadre institutionnel affaibli, sans règles, sans contrôle et sans reddition des comptes. Le privé performe grâce à des contraintes fortes. Quand ces contraintes disparaissent, la performance disparaît aussi. Le vrai enjeu n’est donc pas public contre privé, mais gouvernance contre absence de gouvernance. Restaurer des garde‑fous institutionnels — règles stables, responsabilité, contrôle, professionnalisation — est la seule voie pour garantir la performance et protéger les institutions.