
L’Afrique dispose d’un fort potentiel d’innovation mais souffre d’un système de financement inadapté, avec moins de 5 % des crédits bancaires et un déficit annuel de plus de 100 Mds$. Le capital‑risque est faible, concentré, et les acteurs du premier kilomètre manquent. Trois freins aggravent la situation : infrastructures numériques insuffisantes, faible compétitivité, logiques de rente. La solution passe par des fonds souverains d’innovation, des fonds seed publics‑privés, des incitations fiscales, des infrastructures numériques, un cadre pro‑innovation, et la ZLECAf comme marché d’échelle. L’enjeu est stratégique : financer l’innovation conditionne la souveraineté économique africaine.