
Le secteur parapublic sénégalais porte l’héritage d’un modèle de gouvernance installé depuis plus de trois décennies, marqué par l’absence de pression de performance, de gouvernance exigeante et de reddition des comptes. Cette inertie, inscrite dans la durée, s’articule autour de trois dates clés — 1990, 2022 et 2026 — qui révèlent la longévité d’un cadre juridique dépassé, l’ambition d’une réforme structurante et la persistance d’un retard dans son opérationnalisation. La loi 90‑07, fondée sur la tutelle et le contrôle a posteriori, a laissé prospérer des dérives devenues systémiques : recrutements incontrôlés, dérives budgétaires, faiblesse du contrôle interne, prolifération de filiales sans cohérence stratégique.